Le blogue des jumelles de Véga

48 heures de découragement total et incontrôlable

Chronique No 11 · 2 mai 2016 · Catherine Lavoie

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de ces moments, ces moments de faiblesse… ces moments où on a plus envie d’avancer, on a juste le goût de s’évader, comme le disait si bien Aznavour :

Emmenez-moi
Au bout de la terre
Emmenez-moi
Au pays des merveilles
II me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil.

Souvent on me dit à quel point je suis une femme forte, fonceuse, déterminée, ambitieuse. C’est assez vrai. Disons entre 85 et 90% du temps. Il y a aussi en moi, jamais bien loin, la femme qui doute, qui se demande pourquoi elle se donne autant de trouble. La femme qui se demande si elle a choisi le bon chemin.

Cette femme qui passe parfois plusieurs jours sans être là pour coucher ses enfants. Parce qu’il y a trop de travail, parce que c’est important pour elle, pour l’entreprise. La femme qui , parfois, rencontre un mur. Un mur, c’est violent, et ça fait mal.

Ça m’est arrivée la semaine dernière. Un projet qui me tient vraiment à cœur et sur lequel je travaille depuis plusieurs mois, a été refusé au financement. Ce jour-là, j’étais prête à refaire mon CV, mettre la clé dans la porte et me trouver un job « normal ». Cette journée là j’ai enfilé plusieurs shooters, et après, j’ai pleuré. Beaucoup. Parce que mon rêve, en quelque sorte, venait de prendre fin. Tout ces efforts pour rien. Tout ces sacrifices, ce temps de préparation, pour rien.

Un moment de vulnérabilité intense. Aucune solution, Juste du gros découragement moche.

Je vois plein de modèles d’entrepreneurs, forts, capables de mettre de côté leurs émotions, qui jonglent avec le risque, les échecs, sans broncher. Ça semble tellement facile pour eux. Alors dans mes moments de grande fragilité je me demande : est-ce fait pour moi? Suis-je assez solide?

On n’en parle pas. Personne ne le dit. Alors je fais mon coming out et ceux qui ont envie de me suivre, j’aimerais ça vous entendre.

Oui je pleure. Je crie des fois aussi. Et je dis des gros mots, beaucoup plus que ce qui est acceptable pour une femme bien élevée comme moi. J’aime ce que je fais. Je m’obstine. Peut-être que je m’accroche mais j’ai les yeux brillants quand j’y pense. Comme disait Karine Champagne (femme que j’adore…!) : c’est ok de se permettre 48 heures de découragement, de pleurs, à rester coucher dans son lit à manger de crème glacée aux oréos, mais après allez, on se relève. Et on avance!!

Est-ce que ça vous arrive aussi? Quels sont vos trucs pour continuer d’avancer?

Véronique et Gaëlle sont des sœurs jumelles, alter ego de nos consultantes. Inspirées par leur quotidien, vous pourrez découvrir comment elles assument leurs fonctions respectives, leurs hauts comme leurs bas. Qui sont-elles?

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