Le blogue des jumelles de Véga

"Je suis le capitaine de mon âme"

Chronique No 40 · 12 mars 2019 · Catherine Lavoie

Il y a quelques mois, j’ai écrit une chronique qui s’appelait « Quand un client te traite comme de la marde ». Oui. J’ai utilisé ce mot là parce que c’est comme ça que je me sentais.

Je ne l’ai pas publié. D’abord parce que je ne voulais pas que ledit monsieur se reconnaisse mais aussi parce que je ne le sentais pas. Que veux-tu, je suis de même moi. Je suis instinctive.

Aujourd’hui j’avais une discussion avec une amie (coucou Jo! t’es la meilleure), concernant une situation qui, a prime abord, n’avait aucun lien avec cette histoire de client de bouette.

Sauf que. Elle m’a posé une fichue bonne question. Elle m’a demandé pourquoi est-ce que cette personne se permettait d’être méchante avec moi? Mais pas avec d’autres?

Et là (musique de révélation SVP), tout s’est enchaîné. C’était clair de même. C’est moi qui laisse ça se produire. Moi. Personne d’autre.

Depuis déjà quelques mois, je suis souvent « à boutte » comme dans : je chiale. Je chiale que j’ai trop de job. Je chiale que je suis tannée de travailler comme une malade, sous pression, à la dernière minute. Je chiale que tout le monde a le contrôle sur mon horaire, sauf moi.

Bref. Je suis devenue une déplaisante qui s’est même demandé si elle était encore sur son X tellement j’en peux plus de cette vibe (allo mon équipe, je le sais que je suis lourde!)

Dans ma relation avec mes clients tout comme dans la vie, je laisse pas mal de monde me malmener.

Parce que je veux offrir un bon service.

Parce que je veux être disponible.

Parce que je suis performante.

Et aussi parce que je supporte difficilement de ne pas être aimée. Mais en faisant cela, je ne l’ai pas pantoute.

Parce qu’en fait :

Ca me rend grognonne pis négative. Pour mes clients qui sont respectueux. Pour ceux qui me demandent si j’ai le temps. Pour ceux qui apprécient mon travail et qui prennent même le temps de me le dire.

Ca me rend de mauvaise humeur pour ceux qui m’entourent. Pour mon équipe. Pour mes enfants. Pour mon amoureux merveilleux. Pour ceux qui m’aiment, même si je ne suis pas parfaite.

Fait que là.

C’est fini.

C’est maintenant que je reprends la barre.

« Aussi étroit que soit le chemin,

Bien qu’on m’accuse et qu’on me blâme :

Je suis maître de mon destin ;

Et capitaine de mon âme. »

  • Extrait de Invictus, William Ernest Henley

Véronique et Gaëlle sont des sœurs jumelles, alter ego de nos consultantes. Inspirées par leur quotidien, vous pourrez découvrir comment elles assument leurs fonctions respectives, leurs hauts comme leurs bas. Qui sont-elles?

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